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  • : L'association Collectif Antennes 31 a pour objectif de fédérer et soutenir les collectifs du département de la Haute-Garonne. Elle demande un abaissement des seuils à 0.6V/m, elle dénonce l'implantation d'antennes relais prés de lieux sensibles tels que écoles, hôpitaux, crèches, stades, elle demande l'application du principe de précaution compte tenu des études scientifiques internationales.
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 20:11


« Bagarre. » C'est le mot favori de Michèle Rivasi, élue aux élections européennes sur la liste Europe Ecologie du Sud-Est, qui a recueilli 18,27 % des voix, loin devant la liste PS menée par Vincent Peillon (14,49 %) et membre des Verts depuis 2004.

Pendant trois mois, elle a sillonné le Sud-Est avec sa Prius, pour rencontrer du matin au soir les citoyens, les associations et les élus de tous les villages, promettre qu'elle ne cédera pas au poids des lobbies industriels et plaidera pour un nouveau modèle de société plus solidaire. Des anti-décharges aux anti-ondes, en passant par les partisans du bio ou du commerce équitable, elle les a tous rencontrés, quitte à avoir une indigestion de quinoa. « Je sens une réelle dynamique de la société civile qui souhaite autre chose », constate-t-elle, impatiente d'aller « bagarrer » à Bruxelles, où elle vient de louer un appartement. Fidèle à ses convictions contre le cumul des mandats, elle abandonne son poste de vice-présidente du Conseil général de la Drôme, et troque son titre de maire adjointe à Valence pour celui de conseillère municipale.

Plus que jamais, elle croit à l'interpellation citoyenne. Sa victoire, cette agrégée de biologie l'a dédiée à la CRIIRAD, le centre de recherche indépendant sur la radioactivité, qu'elle a fondé en 1986 pour mesurer les retombées réelles du « nuage » de Tchernobyl et protester contre le mensonge d'Etat.

« Le poids des lobbies »

Vingt-trois ans plus tard, sa capacité d'indignation est intacte. « Avec Tchernobyl, j'ai pris conscience des possibilités d'un combat pour le droit des citoyens contre l'Etat et de l'importance de développer une expertise associative pour lutter contre l'inertie et l'ignorance des députés, et contre le poids des lobbies »,explique-t-elle. Depuis, Michèle Rivasi n'a cessé de ferrailler, sur les mensonges du nucléaire, sur les produits chimiques, la nocivité des ondes électromagnétiques, son nouveau combat. Elue députée apparentée PS en 1987, elle a porté le fer au sein de l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques, notamment pour réclamer une meilleure gestion des déchets nucléaires. Battue aux élections en 2002, elle tente une incursion au PS pour leur enseigner l'écologie, mais renonce six mois plus tard, persuadée qu'il n'y a plus aucune reconstruction possible de ce parti trop occupé à gérer ses baronnies. En 2003, elle prend la direction de Greenpeace France, mais abandonne également vite, faute d'avoir les coudées assez franches pour y inventer ses propres batailles. Cette « grande gueule » repart enseigner, intègre les Verts, le parti où son coeur la porte, et part à l'assaut de la mairie de Valence. Avec succès, puisque les Verts et leurs associés de gauche et de divers mouvements associatifs font un score de 20 % à la surprise générale.

Rendre des comptes

Aujourd'hui, elle se déclare heureuse d'aller au Parlement européen, où elle intégrera les commissions Santé Environnement et Industrie, Technologies, Recherche et Energie.« La France est un petit pays où les lobbies ont des liens consanguins avec le pouvoir et où la recherche d'idées, à travers les “ think tanks ”, s'est tarie »,constate-t-elle. Féministe, écologiste, antinucléaire, mère de deux grandes filles, cette révoltée a déjà plein de projets. Et d'abord celui d'ouvrir avec ses colistiers des bureaux dans toutes les grandes villes du Sud-Est pour expliquer aux citoyens ce qu'est l'Europe, ce qu'elle fait, et rendre des comptes.« Il est temps de réconcilier les citoyens avec l'Europe », estime-t-elle.

 

ANNE BAUER, Les Echos

Repères
· 1953 : née le 9 février
à Montélimar· 1981 : nommée professeur agrégée de biologie à l'Institut universitaire de formation
des maîtres de Valence· 1986 : fonde la Commission
de recherche et d'informations indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD)· 1997 : élue députée de la Drôme, apparentée PS· 1998 : publie « Ce Nucléaire qu'on nous cache »· 2005 : fondatrice du CRIIREM sur les rayonnements électromagnétiques· Mars 2008 : adjointe au maire
de Valence et vice-présidente
du Conseil général de la Drôme


  



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Published by ondes31 - dans REVUES DE PRESSE

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