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  • : Association Collectif Antennes 31
  • : L'association Collectif Antennes 31 a pour objectif de fédérer et soutenir les collectifs du département de la Haute-Garonne. Elle demande un abaissement des seuils à 0.6V/m, elle dénonce l'implantation d'antennes relais prés de lieux sensibles tels que écoles, hôpitaux, crèches, stades, elle demande l'application du principe de précaution compte tenu des études scientifiques internationales.
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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 11:58

nouvelObs.com, journal d'actualité en temps réel   mercredi, 01 juin 2011

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L'alerte  des experts de l’OMS réunis à Lyon sur les risques potentiels de cancer provoqués par les portables ne devrait pas surprendre le public français. Dés 2007, l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) aujourd’hui intégrée à l’Anses, soulignait que si les preuves épidémiologiques n’étaient pas établies, il convenait de continuer et de parfaire les recherches mais aussi de mettre en œuvre le principe de précaution.
 
A commencer par les enfants : «  Une partie de la population nourrit des craintes quant aux effets des champs électromagnétiques radiofréquences sur la santé des foetus, des enfants et des adolescents. Ces craintes sont justifiées par l’utilisation de plus en plus précoce des techniques de communication sans fil, par la durée bien plus longue de l’exposition à laquelle ces enfants seront soumis et par la vulnérabilité supposée plus grande de leurs tissus. ».
 
 
Le cœur de ce raisonnement , repris en 2009, repose sur l’idée suivante : sur le temps court de l’exposition aux ondes électro magnétiques ( portables, antennes relais, WIFI) le risque est très improbable, mais en revanche, sur le temps long, et plus encore avec un usage intensif, « on ne peut formellement montrer l’inexistence d’un risque ».
 
Autrement dit : les enfants qui commencent à se visser un portable sur l’oreille dés douze ans et qui le garderont sans doute jusqu’à la fin de leur existence, sont des cobayes. On ne vérifiera les effets ou l’innocuité que longtemps après la première exposition. ( Voir sur ce Blog)
 
En 2009, le rapport de l’Afsset mettait en évidence l’existence d’effets des radiofréquences dits « non thermiques » sur des «  fonctions cellulaires, rapportés par une dizaine d’études expérimentales considérées comme incontestables ». Encore une fois l’Afsset ne concluait pas à des effets cancérigènes démontrés mais évoquait des «  signaux indéniables »
 
La préconisation  pour les enfants était donc réaffirmée : «  réduire l’exposition des enfants en incitant à un usage modéré du téléphone portable. » Et pour les autres,  fournir aux utilisateurs d’équipements personnels émetteurs de radiofréquences des mesures simples pour leur permettre de réduire leur exposition, s’ils le souhaitent ».
 
Lors du «  Grenelle des ondes » ( Voir sur ce Blog : le Grenelle de l'Oreillette ) , rapidement expédié, tout cela avait été évoqué (recours à des téléphones mobiles de faible DAS, abaissement des niveaux d’exposition dans les zones présentant les intensités les plus fortes, usage modéré des technologies sans fil)- et Chantal Jouanno avait même mis su la table l’idée somme toute raisonnable d’un portable pour collégien dont l’oreillette ne pouvait être désolidarisée du mobile.
 
Sans suite.
 
Et si les opérateurs notent bien aujourd'hui le niveau d’émission de chaque modèle, ils n’en font nullement un critère d’achat discriminant Quant aux conseils de modération d’usage stipulé dans les modes d’emploi , il sont anéantis  par le rouleau compresseur marketing vantant la modernité des appareils les plus récents. A commencer par les smartphones.
 
La vérité c’est que c’est le Ministère de la Santé qui n’a pas fait son job. Vous avez déjà vu une campagne de sensibilisation sur  l’usage modéré des portables chez les jeunes ? Ou à destination des adultes ? Vous avez déjà entendu des recommandations sur l’utilisation de l’oreillette ? Rien ou pratiquement rien.
 
Certes, la loi interdit dorénavant aux écoliers les portables à l’école primaire et aux opérateurs de faire de la pub pour les moins de douze ans. C’est mieux que rien mais la vente est toujours légale à ces âges là . Du coup, entre 9 et 10 ans, 63% des enfants sont équipés. Et entre  douze ans et quatorze ans, c’est 74%...
 
Interdire n’est sans doute pas la solution idéale. Mais informer et sensibiliser aux risques est un devoir sanitaire. Seulement voilà, à force de canarder  «  le politiquement correct » du «  principe de précaution », y compris à l’Académie des sciences, on préfère laisser faire et ricaner sur les fatwas des ayatollahs anti progrès. C'est faciel, ça ne coûte rien et ça rapporte beaucoup.  A bien y regarder, ce laisser faire  ne concerne d’ailleurs pas seulement les ondes electro magnétiques. La consommation du tabac est de nouveau en hausse chez les jeunes. Pareil pour l’alcool. Ce gouvernement qui s'embrouille  aujourd'hui dans les radars pédagogiques,   a   manifestement un problème avec la prévention.
 
Guillaume Malaurie

Source : http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/06/01/portable-le-ministere-des-la-sante-aux-abonnes-absents.html

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 20:32

15 mai 2011 - par AutrePriartem - Thème : La gestion des risques

  par  PRIARTEM-copie-1.jpg

Electromagnetic Fields from Mobile Phones : Health Effect on Children and Teenagers, RNCNIRP 2011

RESOLUTION OF RUSSIAN NATIONAL COMMITTEE ON NONIONIZING RADIATION PROTECTION

Professor Yury GRIGORIEV, Professor Valentina NIKITINA, Dr Oleg GRIGORIEV May 14, 2011

 Résolution approuvée en mars 2011 par le comité (RNCNIRP)

La résolution constate la très large diffusion des portables au sein de la population – fin 2010, il y avait 219,3 millions de cartes Sim enregistrées en Russie soit un taux de pénétration de 150%. Selon les statistiques officielles, il y avait, toujours fin 2010, 15 millions d’enfants et d’adolescents (population comprise entre 5 et 19 ans) utilisateurs de portables. La prévention contre les risques liés à l’exposition aux ondes de la téléphonie mobile au sein des populations infantiles et juvéniles constitue donc un enjeu économique et social important.

Dès 2008, le comité avait mis en évidence l’existence de possibles effets de réduction sur les capacités intellectuelles et cognitives et parallèlement d’augmentation des risques d’apparition d’épilepsie ou de pathologies neuro-dégénératives. En 2010, de nombreux travaux menés tant en Russie qu’à l’étranger montrent des effets sur le système immunitaire.

Or, les statistiques nationales russes montrent une croissance significatives des pathologies décrites par le comité comme pouvant résulter de l’exposition aux ondes de la téléphonie mobile. Depuis 2000, les troubles du système nerveux central chez les adolescents de 15 à 17 ans ont cru de 85%, les syndromes épileptiques de 36%, les cas identifié de « retard mental » de 11% et le nombre de problèmes au niveau de la formule sanguine ou du système immunitaire de 82%.

Ces éléments statistiques, incitent le comité à considérer comme une priorité la conduite d’une étude scientifique pour déterminer quelle est la part de la téléphonie mobile dans l’accroissement de ces pathologies.

Dès maintenant, sur la base d’un certain nombre de résultats de recherche, le comité formule 10 principes qui doivent servir de base à une prise de mesures de précaution supplémentaires

Les 10 principes :

- 1.Pour la première fois dans l’évolution de l’humanité, le cerveau est exposé quotidiennement aux radiofréquences à toutes les étapes de son développement ;
- 2. L’absorption par le cerveau des enfants des ondes électromagnétiques est plus importante que celle des cerveaux d’adultes ; des plages plus importantes du cerveau, susceptibles de concerner le développement intellectuel se trouvent exposées ; 
- 3. Le cerveau des enfants est en développement et ses fonctions intellectuelles en formation et est donc plus vulnérable face aux risques environnementaux. 
- 4. Le téléphone portable est une source d’exposition aux ondes électromagnétiques susceptible d’avoir des effets sur la santé. Cette exposition n’est pas contrôlée. La durée, le moment et la fréquence d’utilisation ne sont pas limités. Le téléphone mobile constitue une source incontrôlée d’exposition nocive ; 
- 5. Un enfant est incapable de reconnaître le téléphone portable comme une source d’exposition nocive ; 
- 6. Les normes réglementaires ont été établies avant la diffusion massive des téléphones portables et ne tiennent pas compte des effets liés à une exposition quotidienne du cerveau humain à proximité de l’antenne du portable. Aujourd’hui, on ne dispose pas d’études sur les effets à long terme d’une exposition chroniques du cerveau humain et tout particulièrement de celui des enfants et des adolescents aux OEM. 
- 7. La norme sanitaire recommande de limiter l’usage du portable par les enfants et les adolescents mais cette recommandation n’est pas vraiment connue des utilisateurs de portables. 
- 8. Les recommandations internationales sont obsolètes et ne correspondent pas aux conditions actuelles d’usage du portable ; 
- 9. La valeur limite du DAS fixée à2 W/kg ne peut pas être considérée comme suffisamment fondée scientifiquement et ne présente pas de garantie concernant la santé des enfants et des adolescents ; 
- 10. Les modifications dans l’environnement électromagnétique généré par le développement des technologies modernes de télécommunications mobiles constituent un facteur d’évolution qui requiert une adaptation des enfants et des adolescents à un facteur environnemental nocif.

Les mesures prioritaires à prendre pour la protection des enfants et des adolescents

- I. Il est recommandé que l’information sur le fait que le téléphone mobile est une source d’exposition aux radiofréquences doit être clairement indiqué sur le téléphone portable lui-même ; 
- II. Il est recommandé que le « guide des utilisateurs » mentionnes qu’un téléphone mobile est une source d’exposition nocive. L’usage d’un mobile par un enfant ou un adolescent de moins de18 ans est déconseillé par la « Sanitary Rule San PiN » et l’usage du mobile requiert l’adoption de mesures de précaution afin de prévenir des risques. L’usage du portable par les femmes enceintes est également déconseillé afin de protéger le fœtus. 
- III. Le meilleur moyen de réduire l’exposition aux RF EMF est d’éloigner le portable de la tête durant l’appel ce que permet l’usage du kit « mains libres ». Abréger la durée des communications est également un moyen de réduire l’exposition. 
- IV. Le comité considère qu’il est raisonnable de développer des téléphones mobiles susceptibles de réduire les expositions (avec kit « mains libres », incluant des fonctions de limitation, telles que la limitation des appels quotidiens, la possibilité de réduire la durée des communications…) 
- V. Il est recommandé d’inclure des cours sur l’usage des mobiles et l’exposition qui en découle aux RF EMF dans les programmes scolaires. 
- VI. Il est raisonnable de fixer des limites à l’usage des télécommunications mobiles par les enfants et les adolescents incluant l’interdiction de tout type de publicité à destination des enfants. 
- VII. Le comité est prêt à aider les medias qui veulent favoriser les prises de conscience et assurer des activités éducatives dans le domaine des RF EMF et, en particulier, à transmettre l’information concernant les recherches les plus récentes sur l’impact des EMF sur la santé humaine et les mesures pour contourner l’impact négatif de cet agent physique. 
- VIII. Les meilleurs critères de protection de la santé des enfants et des adolescents doivent être appliqués à très court terme. 
- IX. Le développement d’un programme national d’études des possibles effets de l’exposition chronique à ces ondes sur le développement cérébral est totalement nécessaire.

Read the whole RESOLUTION

International EMF Alliance

Alex Swinkels, Netherlands, Board Member

Mail : info@iemfa.org / Web : www.iemfa.org

Source :  http://www.priartem.fr/RESOLUTION-2011-from-the-Russian.html

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 07:32

ARTAC LE 22 JUIN 2010

Un article publié le 21 juin 2010 dans le Journal of clinical oncology, rapportant les résultats d’une étude épidémiologique réalisée en Guadeloupe – l’étude Karuprostate [1] – confirme enfin sans ambigüité ce qu’avait énoncé dès 2007 le Pr. D. Belpomme dans son fameux rapport [2] qui à l’époque avait été fortement critiqué, à savoir que les pesticides organochlorés dont le chlordécone sont une cause majeure des cancers de la prostate observés dans les Antilles Française. L’étude Karuprostate confirme donc non seulement le bien fondé du « rapport Belpomme » mais aussi les travaux de biologie et d’écotoxicologie réalisés par l’ARTAC concernant les cancers de la prostate [3] en particulier en Martinique [4].
Il est donc mis fin à une contestation politique dérisoire ayant tenté de discréditer le Pr. Belpomme en tant que médecin et scientifique et ayant visé à étouffer une affaire beaucoup plus sérieuse que celle du sang contaminé, puisqu’elle concerne de prés ou de loin environ un million d’antillais. En effet, l’affaire est d’autant plus grave que selon les travaux de l’ARTAC, les pesticides CMR (cancérigènes, mutagènes et/ou toxiques pour la reproduction) ou présumés CMR peuvent rendre compte de l’augmentation d’incidence non seulement des cancers de la prostate, mais aussi des cancers du sein, en raison d’un mécanisme commun de perturbation endocrinienne [5].
La science est coercitive, on ne peut se masquer les yeux et continuer à faire une politique de l’autruche bradant la santé publique et le bien être de nos concitoyens, en permettant la poursuite de l’utilisation en grande quantité de pesticides CMR, qu’ils soient organochlorés ou non, dans notre pays, et a fortiori dans des îles aux ressources en eau douce et terre arable limitées.
[1] Multigner L., Rodrigue Ndong J., Giustiet A. et al. Chlordecone Exposure and Risk of Prostate Cancer. J. Clin. Oncol. 2010. DOI: 10.1200/JCO.2009.27.2153.
[2] Belpomme D. Rapport d’expertise et d’audit externe concernant la pollution par les pesticides en Martinique. Conséquences agrobiologiques, alimentaires et sanitaires et proposition d’un plan de sauvegarde en cinq points.
Disponible à l’adresse suivante : http://www.artac.info/images/telechargement/Rapport%20Martinique.pdf
[3] Belpomme D, Irigaray P, Ossondo M, Vacque D, Martin M. Prostate cancer as an environmental disease: an ecological study in the French Caribbean islands, Martinique and Guadeloupe. Int J Oncol. 2009 Apr;34(4):1037-1044.
Belpomme D, Irigaray P, Landau-Ossondo M, Martin M. The growing incidence of prostate cancer in the French Caribbean islands, Martinique and Guadeloupe: A possible causal role of pesticides. Int J Oncol. 2009 Aug;35(2):433.
[4] Belpomme D, Irigaray P. Re: Prostate Cancer Diagnosis and Treatment After the Introduction of Prostate-Specific Antigen Screening: 1986-2005. JNCI Journal of the National Cancer Institute. 2010 April; 102(7): 506-507.
[5] Landau-Ossondo M, Rabia N, Jos-Pelage J, Marquet LM, Isidore Y, Saint-Aimé C, Martin M, Irigaray P, Belpomme D.Why pesticides could be a common cause of prostate and breast cancers in the French Caribbean Island, Martinique. An overview on key mechanisms of pesticide-induced cancer. Biomed Pharmacother. 2009. Jul;63(6):383-395.

Voir le document au format PDF.

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 18:14
leprogr-s-lyon.jpg   le 07.02.2010 04

   Photo Progrès

Une coordination de médecins créée à Lyon, organise un colloque en octobre, où seront présentées les maladies liées à l'environnement.


Née à Lyon en janvier 2008, la Coordination nationale médicale santé environnement (CNMSE) regroupe une dizaine d'associations (de 50 à 500 membres) de professionnels de santé de Rhône-Alpes, du Nord, Montpellier, Paris ou encore de Corse. Face à « l'augmentation inquiétante » des maladies chroniques, des cancers, des troubles de la reproduction pouvant avoir un lien avec l'environnement, ils veulent jouer les « lanceurs d'alerte ».

Le récent revirement de l'Afssa (Agence de sécurité sanitaire) sur le Bisphénol A donne « une crédibilité encore plus forte à notre mouvement », se félicite le président de la CNMSE, Georges Glemet, ancien pharmacien dans l'industrie. La coordination alerte en effet depuis mars 2009 sur cette substance dont plusieurs études ont montré qu'elle était un perturbateur endocrinien. « Mais pourquoi faut-il attendre si longtemps ? Dès 2007, des études montraient des effets sur le modèle animal. Quand on attend pour agir, cela donne l'amiante…», déplore le Dr Albert Fhima, médecin généraliste. Certaines actions de la CNMSE n'ont ainsi pas été couronnées de succès comme leur tentative d'interdire les incinérateurs, « alors qu'une étude de l'Institut national de veille sanitaire montre leur nocivité », souligne Georges Glemet. Sur les OGM, le bilan du débat parlementaire, qui s'est soldé par un moratoire, est décevant pour ces professionnels de santé. Pour la grippe A, les médecins déplorent que l'on soit resté « sur un schéma délirant » avec une vaccination de masse « malgré des signes d'alerte montrant que l'épidémie ne ferait pas le nombre de morts d'abord annoncé ».

La CNMSE s'associe souvent à d'autres mouvements pour mener une action plus efficace. Avec le Comité pour le développement durable en santé - qui rassemble des hospitaliers - elle a lancé une campagne pour « l'installation du développement durable » à l'hôpital : en utilisant des détergeants bio, en interdisant les phtalates dans les blocs opératoires, en bannissant des maternités les cosmétiques pour enfants contenant des parabens… Avec l'association Robin des Toits, la coordination demande la réduction des émissions des antennes relais et la création de « zones blanches » exemptes de tout rayonnement électromagnétique où les personnes électrosensibles pourraient souffler… « mais il est difficile de se faire entendre car les études nient l'existence des personnes électrosensibles alors que c'est une réalité physique », remarque le Dr Alexandre Rafalovitch, médecin généraliste. Pour « sensibiliser » les professionnels de santé, la CNMSE organisera le 16 octobre à Lyon un colloque où seront présentées les maladies chroniques et les cancers liés à l'environnement et où leur seront apportées « des réponses » pour mieux prendre en charge ces patients.

S. M.

La CNMSE demande depuis mars 2009 l'interdiction du Bisphénol A dans les biberons, comme au Canada. L'un des membres de la coordination, directeur de recherche à l'Inserm, a présenté des études à l'Afssa. Après avoir estimé qu'il n'y avait pas de risque, l'agence de sécurité des aliments a annoncé vendredi qu'elle voyait désormais « des signaux d'alerte » pour la santé des bébés / Photo archives D.R.

 

Source : http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/2674221,184/Sante-Lyon-capitale-des-lanceurs-d-alerte.html


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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 22:47
2 juillet 2009
L’Afsset rend son avis sur le lien entre cancers et environnement

L’Afsset publie ce jour un avis sur les liens entre cancers et environnement et formule ses propositions pour relancer une dynamique de prévention des cancers futurs. Elles reposent sur une approche fondée sur le risque, un ciblage des expositions, et sur des recommandations de recherche.

L’incidence des cancers a augmenté de 20% tandis que la mortalité a diminué de 20%. L’Afsset avait commandité en 2005 une expertise collective à l’INSERM sur les 9 types de cancers dont l’incidence a le plus augmenté en 25 ans (poumon ; hémopathies malignes ; sein ; testicule ; thyroïde ; mésothéliomes ; tumeurs cérébrales ; ovaire ; prostate). L’INSERM a mobilisé 40 chercheurs pour analyser 1800 articles de la littérature scientifique et a rendu public en octobre 2008 un rapport de 900 pages.

Pour ce nouvel avis, l’Afsset s’est fondée sur ces travaux des chercheurs et sur ses propres travaux sur des cancérogènes particuliers (amiante, formaldéhyde, particules, benzène…). Elle a cherché à confronter les positions des parties compétentes en auditionnant 17 organismes scientifiques et 21 personnalités de la science, des mondes professionnels, des associations et du monde judiciaire, des sciences socio-économiques et des lanceurs d’alerte. Cette ouverture à la société civile constitue une première dans ce domaine.

1. La part de l’environnement est substantielle dans la genèse des cancers. Une politique de prévention doit s’attaquer aux risques encore débattus de cancers et non pas se limiter aux seuls risques avérés.
Les seuls risques avérés n’expliquent que très peu de cancers (par exemple le couple amiante-mésothéliome ou tabac-cancer du poumon…) et beaucoup de cancers restent largement non expliqués. Les travaux scientifiques les plus récents suggèrent qu’ils doivent être reliés à un jeu extrêmement complexe d’interactions entre facteurs génétiques, expositions environnementales, facteurs comportementaux et vieillissement. De plus les inconnues scientifiques sont très nombreuses sur ces risques encore débattus. Dans ce contexte faire l’impasse sur les risques débattus est impossible et l’Afsset considère que cette situation justifie pleinement que l’approche de prévention se double d’une approche de précaution.
La recherche devra donc de plus en plus croiser les disciplines pour mieux expliquer et comprendre les liens entre environnement et cancer. Par exemple l’approche épidémiologique devra s’enrichir de l’apport de nombreuses disciplines (toxicologie, expologie, sciences sociales et économie…)

2. Pour ce qui concerne la gestion des risques, l’Afsset confirme l’intérêt de l’approche réglementaire actuelle fondée sur les dangers des substances, mais elle demande de la compléter par une approche sur les risques.
La réglementation donne des outils pour engager des obligations de substitution ou de suppression de cancérogènes avérés. Mais elle est relativement démunie pour traiter de cancérogènes classés moins dangereux. Or de tel cancérogènes peuvent concerner une très large population exposée. C’est le cas, par exemple du dichlorométhane, classé en catégorie 3 par manque de données suffisantes mais qui n’est pas indemne de tout soupçon sur l’animal. Or il est utilisé largement, à 11.000 tonnes par an en France. L’Afsset recommande dans ce genre de cas que les logiques de recherche de substitutions, de définition de valeurs de références et de réduction de l’exposition soit plus développées. Elle vient ainsi de publier une valeur limite d’exposition professionnelle sur le dichlorométhane plus protectrice. Elle met aussi à disposition des industriels un site www.substitution-cmr.fr pour encourager la diffusion des expériences réussies de substitution.
L’approche par l’évaluation des risques sanitaires permet de mettre l’accent sur les expositions, de hiérarchiser les sources de plus fortes expositions et de traiter les sources de plus fortes expositions. La recherche devra alors se développer sur l’expologie (science de l’exposition aux agents à risque). Elle devra également développer les indicateurs précurseurs de cancers, comme les biomarqueurs qui permettent de reconstituer une exposition ou de détecter des signes avant coureurs de cancer.

3. L’Afsset encourage le développement d’une approche socio-économique. Face aux incertitudes multiples et aux inconnues qui entourent la question des liens entre cancers et environnement, une implication de la société est nécessaire. Le débat entre sciences sanitaires et sciences sociales permettra de progresser plus rapidement sur les déterminants des expositions (en partie liées à des inégalités sociales). L’approche coût-bénéfice permet d’éclairer le décideur et parfois d’identifier des opportunités manquées de prévention. Par exemple la prise en compte des fibres fines et courtes d’amiante par la réglementation, proposée par l’Afsset, permettra d’économiser des indemnisations des victimes de l’amiante, dont le total est lourd pour la collectivité.

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