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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 23:04

Publié le jeudi 24 janvier 2013 - 18h44

Stéphane Le Foll a annoncé la réactivation du groupe permanent de sécurité électrique (GPSE). Ce dispositif, mis en place en 1999, devait accompagner les éleveurs installés à proximité des lignes électriques à très haute tension (THT) et victimes de champs électromagnétiques et de fuites de courants. Il encadre les relations entre éleveurs et RTE, filiale d'EDF. Dans les faits, il est en sommeil depuis 2003.

 

L'annonce du ministre de l'Agriculture fait suite à une question orale sans débat à l'Assemblée nationale de Stéphane Travers, député socialiste de la Manche, le 24 janvier 2013. Il l'interrogeait sur la volonté du gouvernement de réactiver le GPSE « pour diminuer les risques sanitaires et permettre aux exploitants agricoles d'exercer sereinement leur activité ».

 

« Stéphane Le Foll s'est engagé à remettre à jour les statuts du GPSE, à le doter des moyens nécessaires pour agir et à désigner un interlocuteur », a précisé Stéphane Travers lors d'une conférence de presse le 24 janvier. Le GPSE devrait être doté de la personnalité morale.

 

« Le 20 décembre 2012, une réunion s'est tenue au ministère de l'Agriculture au sujet de l'impact des lignes THT, a poursuivi Isabelle Attard (EELV), députée du Calvados, associée à la démarche. De nombreux cas concrets, bas-normands, corréziens ou encore bretons ont été présentés. Nous avons souligné la diversité des problèmes sanitaires chez les éleveurs, leurs conditions de travail insupportables et les lourdes pertes. »

 

Pour François Dufour (EELV), vice-président du conseil régional de la Basse-Normandie en charge de l'agriculture, la priorité est de « traiter en urgence les cas les plus difficiles, en particulier lorsque la situation économique des exploitations est compromise ». Enfin, il convient d'analyser les phénomènes électriques qui perturbent les élevages. « Dix années ont été perdues, a-t-il déploré. La suppression de la clause de confidentialité du contrat signé par l'éleveur dans le cadre du GPSE est également indispensable. »

Aurore Coeuru

Source : http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/lignes-a-haute-tension-reactivation-du-dispositif-encadrant-les-relations-entre-eleveurs-et-edf-67440.html

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 20:15

La DEPECHE.pf    Publié le dimanche 10 juin 2012 à 04H38

Législatives: les élus d'un village anti-THT, réquisitionnés, démissionnent_1

Des militants anti-THT déchirent leur carte électorale dna sun bureau de vote à Chefresne, dans la Manche, le 10 juin 2012

Les élus d'un village de la Manche traversé par la ligne à très haute tension (THT) du futur réacteur EPR de Flamanville ont démissionné après avoir été réquisitionnés pour organiser le scrutin législatif, qu'ils voulaient boycotter, a-t-on appris dimanche auprès du maire.

"Le conseil municipal, réuni samedi soir, a décidé en bloc de démissionner après que les gendarmes ont débarqué dans l'après-midi chez tous les conseillers municipaux avec des ordres de réquisition", a indiqué à l'AFP le maire du Chefresne, Jean-Claude Bossard, confirmant une information de Ouest-France.

Les dix conseillers municipaux du Chefresne (310 habitants), tous réquisitionnés, assuraient cependant la tenue du scrutin dimanche, conformément à la réquisition de la préfecture, a indiqué l'élu.

Le conseil municipal avait voté vendredi soir, à l'unanimité et "opposition comprise", le boycott du scrutin pour protester contre le tracé de la THT et un placement en garde à vue de M. Bossard intervenu mercredi.

"Nous sommes indignés de mon arrestation arbitraire et politique, avec douze heures de garde à vue, alors que, ceint de mon écharpe, je voulais faire respecter un arrêté municipal", a déclaré le maire.

Cet arrêté pris en 2008 et non invalidé interdit à la ligne THT de passer à moins de 500 mètres des habitations du Chefresne, alors que le tracé en cours de construction la fait passer "à moins de 150 mètres", souligne M. Bossard.

"La préfecture avait été informée dès jeudi de notre intention de boycott et nous avait assurés qu'elle prendrait les dispositions pour que le scrutin puisse être organisé sans réquisitions, d'où notre indignation", a-t-il indiqué.

Maire depuis 2001 et candidat Europe Ecologie Les Verts aux régionales de 2010, M. Bossard est l'un des élus fer de lance de l'opposition au tracé de la THT Cotentin-Maine.

La démission de son conseil municipal, qui doit être validée dans les 30 jours par la préfecture, est irrévocable, a-t-il souligné. "Si nous démissionnons, c'est parce qu'on ne peut plus travailler dans ces conditions. Il n'est pas question de se représenter."

La préfecture de la Manche a confirmé que le scrutin se déroulait de façon satisfaisante et a précisé que la réquisition des élus, qui s'apparente "plutôt à une mise en demeure", était, selon le code électoral, une étape préalable obligatoire avant une éventuelle organisation d'un scrutin directement par ses services.

© 2012 AFP

SOURCE : http://www.ladepeche.pf/article/france/legislatives-les-elus-dun-village-anti-tht-requisitionnes-demissionnent

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 06:29

terraeco.net

(Crédit photo : Yann - Wikimedia Commons)

Interview - La France est le pays d'Europe qui compte le plus grand nombre de lignes à haute tension. Bizarrement, elles sont aujourd'hui moins débat que les éoliennes. Leur impact sur la santé est pourtant clairement établi rappelle Michèle Rivasi, députée Europe-Écologie et vice-présidente du Criirem (Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques).

Terra eco : 30 ans qu’on se pose la question de l’impact sur la santé des lignes à très haute tension (THT). Comment se fait-il que ce sujet ne soit pas définitivement tranché ?

Michèle Rivasi : « C’est un peu typique des problèmes liés aux champs électro-magnétiques. En 1979, déjà, une connexion a été établie par les scientifiques entre les lignes à haute tension et les cas de leucémies infantiles. En 1999, en tant qu’élue, j’avais organisé un colloque sur le sujet. De nombreux experts y avait mis en lumière les symptômes dont soufrent les élevages à proximité de ces lignes, déjà bien connus des agriculteurs : baisse de la production de lait, des défenses immunitaires, morts prématurées plus élevées, etc. En 2005, une étude britannique menée par l’épidémiologiste Gerald Draper a conclu que le risque de leucémie infantile est 69 % plus élevé que la moyenne pour les enfants habitant à moins de 200 mètres d’une ligne THT, et 23 % plus élevé lorsque cette distance se trouve comprise entre 200 et 600 mètres. Cette étude n’a jamais été remise en cause. Et maintenant, M. Raoul [NDLR : sénateur PS], dans le rapport qu’il conduit pour l’Opecst [Office parlementaire d’étude des choix scientifiques et technologiques], émet des doutes et réclame de nouvelles études. On rêve ou quoi ? Ce n’est pas sérieux. »

Le doute n’est plus permis selon vous ?

« Il y a aujourd’hui une polémique sur l’explication des effets biologiques. C’est à dire que, contrairement aux téléphones portables pour lesquels on ne connait pas encore les effets sanitaires, sur les ondes des lignes THT, on connait les symptômes, mais on ne comprend toujours pas le lien de cause à effet. En tant que biologiste, je crois qu’il faut approfondir nos connaissances, réussir à établir le modèle qui permet d’expliquer l’existence de cancers. Mais si on ne sait pas bien expliquer le lien, les faits, eux, sont incontestables. Le problème, c’est que la France est mal placée pour mener de grandes études épidémiologiques. D’abord parce qu’elle ne dispose pas de registre des cancers, ensuite parce qu’elle a peu d’équipe mobilisable sur le terrain. C’est pour cela qu’on fait appel aux Anglais d’ailleurs. Du côté des labos, faute de volonté politique et d’une pression de l’opinion publique assez forte, on attend es crédits. »

Faut-il établir des périmètres de sécurité autour de ces lignes à haute tension ?

« Je crois que les recommandations de l’Afsset [Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail] rendues le mois dernier sont cohérentes. L’agence préconise la création de zone d’exclusion d’au minimum 100  mètres autour des lignes à haute tension pour les nouvelles constructions pouvant accueillir des publics sensibles, comme les femmes enceintes et les enfants. Cette proposition s’inscrit dans la lignée du décret SRU publié en 2004 - et qui fait suite à un amendement que j’avais proposé à l’Assemblée nationale - qui interdit la construction de maison sous les lignes THT. Malheureusement, ce décret n’est pas toujours appliqué. Près de chez moi, à Saint-Marcel-lès-Valence, j’ai engueulé le maire et le préfet qui ont laissé des lotissements se construire sous des lignes à haute tension. Pourtant, au-delà des risques de leucémie chez l’enfant, les maux dont souffrent les gens qui vivent à proximité des ces installations sont connus. Encore faut-il qu’ils acceptent d’en témoigner.... Car certains préfèrent taire leur malaise de peur qu’un scandale éclate et que leur maison ne valent plus rien... »

L’Opecst a pourtant jugé « disproportionné » le dernier avis rendu par l’Afsset. Comment l’expliquez-vous ?

« Il y a bien une manipulation de certains lobbies. Quand je vois qu’EDF et RTE conduisent leur propres études, je me dis qu’on marche sur la tête. Ils ne peuvent pas être juges et parties. Autant sur le nucléaire on a fini par obtenir des études menées par des organismes neutres, autant sur les ondes électro-magnétiques, le cordon n’a pas été coupé avec les producteurs d’électricité. Globalement, on reste dans le bon vieux système des 3 “D”. L’industrie “Décide” et se lance dans la production sans concertation, puis elle “Désinforme” en expliquant à tout va qu’il n’y a aucun danger pour la santé ou l’environnement, et enfin, quand les études pointent et montrent le contraire, elle “Diffère” en expliquant qu’il faut mener de nouvelles études avant de trancher, histoire de gagner encore du temps. Sur les lignes THT, cela fait presque 30 ans que les industriels diffèrent, grâce au soutien de quelques experts véreux. Sur ce sujet comme sur d’autres, vous trouverez toujours un avis de l’Académie de médecine ou de l’OMS pour remettre en cause la somme des connaissances scientifiques établies. Mais que je sache, l’Académie de médecine n’a jamais déclaré que l’amiante était dangereuse, et l’OMS, dont les experts sont aujourd’hui malmenés dans le dossier de la grippe A, a mis bien du temps à réagir sur le SIDA ou les dangers du tabac... »

Est-ce que vous comprenez que les parlementaires s’interrogent aussi sur les coûts qu’entraîneraient l’application d’un principe de précaution autour des lignes THT ?

« Dans son rapport, l’Opecst recommande, “chaque fois que cela est possible pour un coût raisonnable” ne pas accroître le nombre d’enfants exposés aux champs électromagnétiques des lignes à haute tension. Il reconnaît que le l’inquiétude n’est pas “illégitime” mais juge le risque “faible”. A la place de M. Raoul, j’aurais honte. Comment peut-on avancer des arguments économiques quand la santé des gens est en jeu ? Et s’il habitait sous l’une de ces lignes et que son enfant était atteint de leucémie ? Limiter l’exposition de populations aux ondes est une priorité. Il faut déjà enfouir ces lignes dans toutes les agglomérations. Bien sûr que cela à un coût, mais a-t-on le choix ? En attendant, une certitude : la leucémie infantile progresse de 1% tous les ans en France, et les lignes THT restent sur la liste des premiers suspects. »

Comment nos voisins européens gèrent-ils ce dossier ?

« En Europe, en règle général on des couloirs assez larges avec des lignes regroupées autour desquelles on a fait le vide. En France, on a donné dans la mixité, avec des lignes passant au-dessus d’habitations ou de zones d’activités. C’est un peu une exception que l’on doit au centralisme du nucléaire français, qui repose sur un réseau des grosses unités de production d’électricité reliées par de nombreuses lignes haute tension. Je vais voir si le Parlement européen peut faire une recommandation pour qu’on adopte des normes internationales plus strictes en matière de normes d’émissions des champs électro-magnétiques. La norme actuelle est de 100 µT (micro Tesla) , c’est comme si on vous autorisait à rouler à 600 km/h sur l’autoroute ! »

Source :  http://www.terra-economica.info/Michele-Rivasi-mettre-en-doute-les,10713.html

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 20:04

lemondefr_pet-copie-1.gif   LEMONDE | 28.05.10 | 10h54

Les opposants à la ligne à très haute tension Cotentin-Maine (ici dans la Manche) ont demandé que les câbles soient enterrés. Ce que le sénateur Daniel Raoul estime trop coûteux.

AFP/MYCHELE DANIAU
Les opposants à la ligne à très haute tension Cotentin-Maine (ici dans la Manche) ont demandé que les câbles soient enterrés. Ce que le sénateur Daniel Raoul estime trop coûteux.

L'Etat doit revenir au cœur de la gestion des lignes à haute tension pour sortir de "l'opacité" entretenue par Réseau de transport d'électricité (RTF), la filiale d'EDF. C'est l'une des conclusions du rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), présenté jeudi 27 mai, par le sénateur Daniel Raoul (PS, Maine-et-Loire), et intitulé "Lignes à haute et très haute tension, champs magnétiques et électriques, santé et environnement".

"J'ai constaté un manque d'informations, de transparence", indique M. Raoul, pour qui "il est souhaitable que l'Etat reprenne toute sa place dans l'information du public et le financement de l'expertise". L'Opecst demande également à RTE de s'ouvrir davantage aux élus locaux, aux scientifiques et aux professionnels de l'environnement et de l'agriculture.

La France compte 100 000 km de lignes à haute et très haute tension (THT). Or l'impact sanitaire de ces autoroutes de l'électricité suscite une inquiétude grandissante. Selon RTE, 375 000 personnes en France seraient exposées à un champ magnétique supérieur à 0,4 microtesla, un seuil jugé à risque.

Un petit nombre d'études ont constaté un lien statistique entre l'exposition aux lignes à haute tension et le nombre de cas de maladie d'Alzheimer et de leucémies infantiles. Les champs magnétiques d'extrêmement basse fréquence ont été classés "cancérogènes possibles pour l'homme" en 2002 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

Ces champs "n'ont pas d'impact sur la santé, sauf peut-être pour trois pathologies" : l'électrohypersensibilité, certaines maladies neurodégénératives et les leucémies infantiles, estime l'Opecst.

"PETITE ALERTE"

A l'instar de l'avis rendu sur le même sujet par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) le 6 avril, l'Opecst préconise de relancer la recherche et les études épidémiologiques pour "tenter de sortir de l'incertitude scientifique" et propose de demander à l'Afsset une nouvelle évaluation du risque dans cinq ans, sur la base de ces travaux à venir. "L'Etat doit se réengager dans la recherche, que RTE ne doit plus être seul à financer", a jugé le sénateur.

En attendant, le rapport parlementaire propose, "chaque fois que cela est possible pour un coût raisonnable", de ne pas augmenter le nombre d'enfants exposés à des champs magnétiques supérieurs à 0,4 microtesla. M. Raoul a en revanche jugée "disproportionnée" la recommandation de l'Afsset de créer un corridor de 200 mètres autour des lignes à haute tension, où seraient interdites les crèches et les écoles.

Le député (PS) Gérard Bapt, président du groupe santé environnementale à l'Assemblée, a dénoncé cette timidité de l'Opecst : "Si on reconnaît un risque, on recommande une diminution du risque, là il s'agit d'une petite alerte qui ne fixe pas de norme, inapplicable."

Une solution, réclamée par les opposants à la ligne THT Cotentin-Maine, serait d'enterrer les câbles. "Cela coûte six fois plus cher", souligne M. Raoul, pour qui "ce doit être un choix économique, social et paysager". L'Opecst souhaite en revanche voir disparaître les lignes à haute tension au-dessus des agglomérations. "Cet objectif devrait être inscrit dans le contrat qui lie RTE à l'Etat et cofinancé par les collectivités locales", plaide le rapporteur.

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 21:30

la Gazette.fr  G. Lebourgeois | 21/04/2010 |

 

Les élus invitent à s’unir pour exiger transparence d’information, étude épidémiologique indépendante et enfouissement de la ligne THT.

Le préfet de la Manche Jean-Pierre Laflaquière a rendu un avis favorable au projet de ligne très haute tension Cotentin-Maine (THT), pour lequel il ne retient pas l’idée d’un enfouissement de la ligne. Sur le volet sanitaire, il a déclaré le 15 avril prendre en compte l’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail: «Le rapport de l’Afsset est un des éléments de réponse aux questions qui ont été posées.»

Dans son avis relatif à la «synthèse de l’expertise internationale sur les effets sanitaires des champs électromagnétiques extrêmement basses fréquences», publié le 29 mars 2010, l’Afsset recommande notamment d’élaborer un protocole de mesure des champs magnétiques basses fréquences, ou encore de compléter la méthodologie de la mesure de l’exposition dans les lieux de vie de la population étudiée.

Le président du conseil régional de Basse-Normandie Laurent Beauvais commente : C’est une synthèse des travaux d’expertise internationale existants qui débouche sur des recommandations propres à fonder le protocole d’une étude épidémiologique qui reste à réaliser.

Pour l’enfouissement de la THT

La Région, qui a déjà réclamé la réalisation d’une telle étude, se déclare disposée à y apporter son concours. Laurent Beauvais regrette les conclusions du préfet de la Manche : Cet avis favorable signe l’abandon total de toute alternative d’enfouissement, même partiel. S’adressant à Jean-Louis Borloo, il réclame encore la transparence et la communication des coûts de l’enfouissement. Il appelle également les élus concernés à demander une audience commune au Ministre en charge du développement durable.

Appel à la mobilisation également de la part d’élus de Droite. Jean-Yves Cousin, député du Calvados, Yannick Favennec, député de la Mayenne, Philippe Gosselin et Guénhaël Huet, députés de la Manche, exigent l’enfouissement partiel de la ligne THT et une étude épidémiologique indépendante. Ils invitent à une réunion publique le 24 avril, à 11h30, à la mairie de Chèvreville (Manche). Les maires du collectif des élus concernés par le passage de la THT sont quant à eux prêts à porter l’affaire en référé devant les tribunaux administratifs.

Source :    http://infos.lagazettedescommunes.com/36643/tht-des-elus-de-la-manche-contestent-l%E2%80%99avis-favorable-du-prefet/

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 09:45

ledauphine.com   par La Rédaction du DL | le 13/04/10 à 05h03


A la demande des ministères de la Santé et de l'Environnement, l'AFSSET a rendu le 29 mars dernier un avis sur les champs électromagnétiques « extrêmement basses fréquences » (EBF), principalement émis par les lignes électriques, ou par tout appareil branché sur le réseau électrique. Sur les risques éventuels de leucémie infantile, l'Afsset reconnaît une « association statistique causale » et préconise « de ne pas installer ou aménager de nouveaux établissements accueillant des enfants (écoles, crèches...) à proximité immédiate des lignes à très haute tension, et de ne pas implanter de nouvelles lignes au-dessus de tels établissements ».

L'agence recommande aussi une distance minimum de 100 mètres entre les lignes à très haute tension et ces établissements.

«Un lien mis en évidence depuis 1979 »

« Il était temps que l'AFSSET reconnaisse ce risque, mais cela va-t-il vraiment changer les choses ? » s'interroge Michèle Rivasi, députée Europe Ecologie PACA/Rhône-Alpes, dans un communiqué adressé aux préfets. « Il faut savoir que le lien entre l'apparition des leucémies infantiles et la proximité des lignes électriques a été mis en évidence depuis 1979 » poursuit l'élue, également fondatrice du Criirem (Centre de Recherche et d'Information sur les Rayonnements Electromagnétiques).

« D'autres études indiquent un doublement du risque de leucémie infantile pour une exposition supérieure à 0,4 microTesla, l'unité du champ magnétique des champs EBF, signale Michèle Rivasi. Pourtant, en France, un arrêté de 2001 fixe la limite d'exposition à 100 microTesla ! Soit plus de deux cent fois plus. »

« C'est pourquoi il faut exiger des pouvoirs publics qu'ils suivent les recommandations de l'AFSSET. Mais aussi d'aller plus loin, en appliquant les servitudes de 30 mètres prévues par le décret du 19 août 2004, et en arrêtant d'attribuer des permis de construire sous des lignes à très haute tension », demande Michèle Rivasi.

 

Source : http://www.ledauphine.com/index.jspz?comnumcom=26362&article=288510&xtor=RSS-26362

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 10:15

link   Publié le 6 avril 2010

 

Ne plus installer de lignes de haute tension à proximité d’établissements accueillant les enfants, c’est la principale recommandation de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) qui publie le 6 avril, une mise à jour des connaissances sur les effets sanitaires des champs électromagnétiques d’extrêmement basses fréquences, émis par les lignes électriques ou tout appareil électrique. Pas de données scientifiques définitives sur les effets de ces champs à long terme, mais déjà de nombreuses études concluant à un lien statistiques entre lignes de très haute tension et leucémies infantiles.

 

Lignes de très haute tension et leucémies infantiles : Si des études scientifiques ont montré une association statistique entre l’exposition aux champs électromagnétiques produits par les lignes de très haute tension et des leucémies infantiles, si  le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé en 2002 ces champs cancérogènes possibles pour l’homme, le débat sur le risque se poursuit. L’Afsset, tout comme l’OMS estime aujourd’hui que les preuves scientifiques sont insuffisantes pour justifier une modification des valeurs limites d’exposition actuelles.

Une étude britannique, (citée par le CRIIREM), sur les lignes haute tension et les cas de leucémies chez l’enfant publiée en juin 2005 par des chercheurs de l’université d’Oxford, portant sur plus de 29.000 enfants souffrant de cancer, dont 9.700 de leucémie,  avait montré que le risque de leucémie augmente de 69% pour les enfants dont le domicile se trouvait à moins de 200 mètres des lignes haute tension au moment de leur naissance et de 23% pour ceux domiciliés à une distance située entre 200 et 599 mètres, par rapport à ceux nés à plus de 600 mètres.

 

Principe de précaution : Fidèle à ce principe, inscrit dans sa mission, l’Afsset recommande néanmoins de ne pas installer ou aménager de nouveaux établissements accueillant des enfants (écoles, crèches…) à proximité immédiate des lignes à très haute tension, et de ne pas implanter de nouvelles lignes au-dessus de tels établissements.

 

La recommandation de l’Afsset, réaliser de nouvelles études épidémiologiques en recourant aux nouvelles techniques de mesure des expositions individuelles et parallèlement renforcer la recherche sur les causes possibles des leucémies infantiles.

 

Le Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRIIREM) avait collaboré à une enquête « Vivre avec une ligne THT ». Après étude partielle de 350 dossiers, une première estimation fait apparaître un certain nombre de tendances émergentes, comme des problèmes de santé tels des troubles du sommeil, de la mémoire, de l’audition, mais aussi des maux de tête, de l’irritabilité et des états dépressifs chez les riverains exposés et des maladies graves ayant fait l’objet de traitements lourds, d’actes chirurgicaux et des cancers (leucémie, cancers du sein et de la thyroïde, …) détectés significativement en plus grand nombre chez les riverains exposés…

 

Sources : Afsset, Rapport sur les effets sanitaires des champs électromagnétiques extrêmemnt basse fréquence », CRIIREM (Vignette), Eurobaromètre Champs électromagnétiques, (Histogramme) mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 6 avril 2010

Source : http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-tres-haute-tension-lafsset-opte-pour-le-principe-de-pr%C3%A9caution_2985.htm

 

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Afsset : pas de lignes à très haute tension près des crèches, écoles et hôpitaux

 

LEPOINT-copie-1.jpg   Publié le 06/04/2010 à 17:52 Le Point.fr

 

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Les risques liés aux champs électromagnétiques des lignes à haute et à très haute tension ne peuvent être écartés © Atlantide Phototravel/Corbis

 

L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a recommandé, mardi, de ne pas installer, ni d'aménager de nouveaux établissements accueillant des personnes sensibles (écoles, crèches, hôpitaux...) à proximité immédiate de lignes à très haute tension, pas plus d'ailleurs que d'implanter de nouvelles lignes au-dessus de tels établissements. Il s'agit d'une mesure de précaution dans l'attente de résultats d'études scientifiques plus poussées. Pour mémoire, les lignes à haute et à très haute tension génèrent des champs électromagnétiques d'extrêmement basse fréquence qui ont été classés comme "cancérigènes possibles pour l'homme" en 2002 par le Centre international de recherche sur le cancer de l'Organisation mondiale de la santé à Lyon.

L'expertise rendue publique par l'Afsset vient actualiser un avis de 2005 émis par le Conseil supérieur d'hygiène publique de France, différentes études ayant déjà établi une association entre l'exposition aux champs électromagnétiques d'extrêmement basse fréquence et la leucémie infantile. Cette dernière est statistiquement significative pour une exposition résidentielle moyennée sur 24 heures à des champs magnétiques dont les niveaux sont supérieurs à 0,2 ou 0,4 µT, selon les travaux, indique l'Afsset. Mais aucune étude biologique n'a démontré, à ce jour, un mécanisme susceptible d'expliquer la survenue de ces leucémies.

Pour l'Afsset, "la priorité va à la résolution de ce paradoxe scientifique". Elle recommande "de reprendre ou de poursuivre les études épidémiologiques en s'appuyant sur une description robuste de l'exposition aux champs électromagnétiques d'extrêmement basse fréquence, notamment par le recours aux nouvelles techniques de mesure des expositions individuelles". L'Afsset prône aussi le renforcement de la recherche sur les causes possibles des leucémies infantiles et sur d'autres effets potentiels de ces champs. "Aucune relation avec des pathologies autres que les cancers n'a été établie. Cependant, l'hypothèse de l'implication de ces champs dans des pathologies neurodégénératives (maladie d'Alzheimer et sclérose latérale amyotrophique) a été rapportée, notamment dans une méta-analyse traitant des expositions professionnelles et ne peut être écartée", précise-t-elle.

 

Source : http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2010-04-06/ondes-electromagnetiques-afsset-pas-de-lignes-a-tres-haute-tension-pres-des-creches-ecoles/1055/0/441502

 

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 08:44
RADIO-CANADA   Mise à jour le lundi 8 mars 2010 à 18 h 44

La rue Bourassa à Saint-Bruno-de-Montarville
La rue Bourassa à Saint-Bruno-de-Montarville.

La ville de Saint-Bruno-de-Montarville, en Montérégie, est aux prises avec un étrange phénomène que personne n'arrive à comprendre ou à expliquer à l'heure actuelle. D'actuels et d'anciens résidents de la rue Bourassa, non loin de la jonction entre l'autoroute 30 et le boulevard Clairevue, souffrent de cancers en série.

Benoît Barbeau a résidé sur la rue Bourassa de 1971 à 1981. Tout comme sa mère, il combat actuellement un cancer du cerveau. Son père, lui, est atteint d'un cancer des tissus mous. « On est trois dans ma famille, [...] trois dans une autre famille. Il y a d'autres familles où ils sont trois, il y en a qui sont deux. Si on cumule tout ça, on a peut-être une quinzaine de personnes seulement de ceux que moi je connais », indique-t-il.

Chez les Lorrain, d'anciens voisins de la famille Barbeau, le cancer a aussi frappé de façon étonnante. « Sur quatre quand nous étions à Saint-Bruno, il y en a trois qui ont fait un cancer. Mon fils a fait un cancer du testicule, mon épouse est décédée du cancer du poumon il y a 15 ans et moi j'ai eu un cancer de la prostate en 2000 », explique Gilbert Lorrain.

La situation est la même pour Luc Théroux, qui a grandi sur la rue Bourassa, et dont de nombreux proches ont combattu la maladie.

Des questions sans réponse

Plusieurs hypothèses ont été soulevées par les résidents pour expliquer ces nombreux cas de cancer. Certains d'entre eux montrent du doigt les pylônes qui sont situés à proximité de la rue Bourassa et le champ magnétique qu'ils dégagent.

« Que ce soit dans le sol, que ce soit dans l'eau ou peu importe, on n'a pas ces détails. Par contre, on les voit les lignes. Alors, on se dit : "Est-ce que ça peut être ça ou non?" On se pose de sérieuses questions », affirme Benoît Barbeau.

Stéphane Bélainski, qui est technicien en hygiène électromagnétique pour EM3E, a mesuré les champs magnétiques sur la rue Bourassa, où plusieurs maisons sont situées à une distance de 50 à 180 mètres des pylônes. « La majorité de la communauté scientifique s'entend pour dire que si on veut limiter l'exposition sur le bord des lignes de transport, il faudrait rester à 300 mètres de ces lignes. Ici, on est à 50, 60 mètres et à 90 mètres dans la rue. On est vraiment, si on veut, dans le smog électromagnétique de la ligne »

Même si elle n'établit aucun lien de cause à effet, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) calcule qu'habiter aussi près des lignes à haute tension expose à des champs magnétiques de trois à quatre milligauss, soit trois fois plus que ce à quoi la population en général est exposée.

Rien d'alarmant, selon Hydro-Québec

Pour sa part, le Dr Michel Plante, médecin-conseil à Hydro-Québec, estime que ces mesures n'ont rien d'alarmant. « À Hydro-Québec, on a des travailleurs qui passent leur vie à travailler à des niveaux de champ qui sont en moyenne 10 à 15 fois plus élevés, parfois 1000 fois plus élevés que ce qu'on a en milieu résidentiel. Si on avait le moindre doute qu'il y ait un problème sur la santé, on serait les premiers à vouloir le savoir et l'identifier », assure-t-il.

L'INSPQ rappelle d'ailleurs que d'après de nombreuses études, dont une analyse récente de l'Organisation mondiale de la santé, on ne peut établir de liens directs entre les champs électromagnétiques et les cancers chez l'adulte.

Source : 

http://www.radio-canada.ca/regions/estrie/2010/03/08/003-st-bruno-cancers.shtml

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 19:25

   Edition du 26 11 2009

© L'independant
© Photo M.-S.H.
Dans le cadre de la concertation sur la THT, le Pr Pierre Le Ruz aura pour mission d'établir des mesures maximales de champs magnétiques à respecter par RTE. Réunion prévue le 2 décembre.
Pierre Le Ruz fut, l'an dernier, l'invité du Collectif Non à la THT et de l'association Femmes Santé THT. L'éminent spécialiste, cofondateur du CRIIREM (Centre de recherches et d'informations indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques), avait insisté pour qu'un principe de précaution soit appliqué, même pour la THT souterraine. Il avait ainsi indiqué quelques éléments de réalisation à respecter absolument : courant continu, ligne enterrée à au moins 1,20 m, câble conducteur tressé ou tréflé, etc. Un cahier des charges Dans le cadre de la concertation, une réunion aura lieu le 2 décembre, entre RTE, le Sydeco 66 et le Collectif Non à la THT. Un autre intervenant sera Pierre Le Ruz, chargé de procéder à une série de calculs devant établir des seuils de magnétisme maximaux à ne pas dépasser par RTE. Ces calculs constitueront un cahier des charges auquel le constructeur devra impérativement se soumettre. M. Le Ruz sera missionné et rétribué pour ce travail. "La méthode de calcul devra définir les seuils de magnétisme à ne pas dépasser quand la ligne sera à son plein rendement, mais également l'enfouissement, la hauteur à laquelle le magnétisme arrive à son maximum, ainsi que la retombée du spectre. C'est à partir de ces calculs dirigés par M.
Le Ruz, et des résultats contractuels, que RTE devra réaliser ses travaux d'enfouissement. Sachant qu'à tout moment nous pouvons faire intervenir un bureau de contrôle, et en cas de non respect des mesures définies, nous pouvons demander à RTE de corriger", argumente Jean-Jacques Planes, président du Collectif Non à la THT. Lequel reprend : "Nous n'avons pu arriver à faire accepter ce principe de sécurité maximale pour la santé de tous que dans le cadre de la concertation, et en acceptant de nous asseoir à la même table que RTE. Nous faisons ainsi la démonstration que la politique de la chaise vide n'aurait servi à rien".
Josianne Cabanas
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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 21:21


   

Alors que l'application du principe de précaution tend à s'imposer, l'enfouissement apparaît de plus en plus pertinent.

Le calendrier que doit respecter RTE pour réaliser la ligne à très haute tension (THT) de 400 000 volts 'Cotentin-Maine”, dont il est le maître d'ouvrage, est très strict. Il dépend directement de la date d'entrée en fonctionnement du futur réacteur nucléaire EPR de Flamanville.

Concrètement, la filiale d'EDF a pour objectif de construire la ligne au cours des années 2010 et 2011, de façon que sa mise en service intervienne à la fin de cette dernière année. Mais, alors que les travaux de l'EPR vont bon train, avec un achèvement prévu en 2012, les responsables de ce chantier redoutent un retard du côté de la ligne THT.

Lever les incertitudes

Ces craintes ne sont pas sans fondement au vu de l'actualité récente sur les possibles effets sur la santé des hommes et des animaux des champs électromagnétiques et des courants vagabonds générés par les lignes THT. Les controverses scientifiques ne sont pas près de s'éteindre faute de résultats qui permettent de lever toutes les incertitudes. Les normes actuelles sur la distance à respecter entre une habitation et une ligne THT sont-elles suffisantes ? Y a-t-il un lien de cause à effet réel entre les troubles constatés chez les hommes et les animaux vivant à proximité d'une ligne THT, et la présence de celle-ci ?

La ministre est pour la prudence

La prudence est de mise au vu des premières tendances de l'enquête menée par le Criirem (Centre de recherche et d'information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques) et la coordination interrégionale 'Stop-THT” auprès des personnes habitant ou travaillant dans une zone de 300 mètres de chaque côté de la ligne THT actuelle (La Manche Libre du 15 mars 2008).

Quant aux animaux d'élevage, l'étude menée à AgroParisTech se poursuivra jusqu'en 2009... année au cours de laquelle pourrait être signée la déclaration d'utilité publique du projet 'Cotentin-Maine”. Dans ces conditions, l'application du principe de précaution s'impose plus que jamais. Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'écologie, ne disait d'ailleurs rien d'autre le 21 mars dernier : pour elle les champs électromagnétiques dus aux lignes THT posent un certain nombre de problèmes. Ce qui nécessite de faire plus de recherche sur ce sujet.

Plus nuancée, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, estimait le 2 avril, qu'il fallait 'poursuivre les études” avec création d'une mission parlementaire à la clé, de façon à rassurer les gens.

Dans la Manche, une quinzaine de communes, dont Chèvreville et Villechien dans le sud, ont pris ou vont prendre des arrêtés interdisant toute construction d'une ligne THT à moins de 500 mètres d'une habitation.

La conclusion ? RTE peut décider de respecter coûte que coûte le calendrier du projet quitte à passer en force, mais alors il accepte de prendre un risque sanitaire lourd de conséquences. D'autant que sur le terrain la résistance pourrait être vive, avec l'utilisation de moyens juridiques pour retarder l'installation des pylônes.

L'autre possibilité est d'appliquer le principe de précaution et d'accepter de supporter le coût d'un retard dans le calendrier initial des opérations. Mais il n'est pas sûr que RTE puisse ou veuille opter pour ce dernier choix.

Comment alors éviter un tel dilemme ? En recourant à l'enfouissement, techniquement possible et dont le surcoût par rapport à une ligne aérienne diminue au fil du temps, pourrait être moins important qu'on ne le pense.

Quant aux délais, les industriels du câble ont précisé lors du débat public que 'la durée de réalisation du projet est compatible avec la capacité industrielle actuelle.” Avant tout, cette technique ne présente pas de risque pour la santé. Et elle permet de ne pas balafrer les paysages de la région qui représentent un précieux capital touristique.

Fabrice Constensoux

 

■ Une nouvelle étape dans le calendrier
Le fuseau de 'moindre impact” (1 000 mètres de large) validé par le gouvernement, RTE entreprend maintenant de définir le 'tracé de principe” de la ligne, c'est à dire une bande de 200 mètres de large, et d'élaborer l'étude d'impact qui sera soumise à enquête publique à partir de la rentrée prochaine.

■ Communes contre préfecture
Dans la Manche, les communes qui veulent protéger leurs habitants en interdisant les constructions à moins de 500 mètres d'une ligne THT voient leur arrêtés contestés par la préfecture. La Grande-Bretagne et l'Allemagne se dotent actuellement de telles législations protectrices...

■ Scandale de santé publique
Directeur scientifique du Criirem, le docteur Pierre Le Ruz qualifie les impacts sanitaires des lignes THT de 'scandale de santé publique méconnu”, tandis que pour RTE l'état des connaissances médicales à ce sujet ne justifie pas que des mesures ou des précautions supplémentaires soient prises.

■ Guérilla juridique
Face à la politique du rouleau compresseur adoptée par RTE pour faire avancer le projet de ligne à très haute tension, les collectifs anti-THT de la Manche, de l'Ille et Vilaine et de la Mayenne entendent freiner le plus possible l'action de la filiale d'EDF sur le terrain avec des armes juridiques.

 


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